Retour page d'accueil | Lexique || Son utilisation | LE SAFRAN DU GÂTINAIS

Histoire du safran du Gâtinais
Le safran... un nom dont la sonorité appelle le rêve. Sa seule évocation enflamme l’imagination qui s’envole vers des régions lointaines. L’Orient mystérieux nous enivre de ses parfums capiteux. Point n’est besoin d’aller si loin, le safran est à nos portes. Pendant près de six siècles, le safran fut la richesse et même le symbole de la région du Gâtinais. Remis à l’honneur depuis quelques années par de petits producteurs de la région, la plus noble des épices retrouve aujourd’hui le chemin de nos tables. Or rouge qui se décline en un jaune lumineux, le safran est un des joyaux de notre terroir qu’il convient de redécouvrir au fil des récits qui parsèment son histoire et au travers du regard des passionnés qui le cultivent.
[suite de l'article]
Retour vers le haut de la page

Lycée d'Enseignement Professionnel Agricole
Du XVIe au XIXe siècle, la ville de Boynes fut la capitale mondiale du safran. Aujourd'hui, le LEPA de Beaune-la-Rolande développe la culture de cette fleur mythique dont les stigmates produisent une poudre qui parfume aussi bien les plats salés que sucrés. Visite au pays des nouveaux safraniers…
Un projet d'action éducative pour le safran
C'était compter sans l'initiative d'un groupe d'enseignants du lycée d'enseignement professionnel agricole (LEPA) de Beaune-la-Rolande qui, en 1985, entreprit un projet d'action éducative (PAE) consacré au safran. Le programme, comportant enquêtes ethnologiques et tests comparatifs, permit de former de futurs jeunes agriculteurs en quête de diversification et d'innovation. Grâce au financement du PAE, les premiers bulbes furent achetés dans la Vienne et, dès 1986, une safranière voyait le jour au LEPA ainsi que chez quelques agriculteurs des environs.
L'année suivante, le mouvement s'amplifia avec la création de l'association " Les safraniers du Gâtinais ".
[voir ci-contre]
Retour vers le haut de la page
Safraniers du Gâtinais
C'est en 1987 qu'une association, "les safraniers du Gâtinais", est créée par un groupe d'agriculteurs ; aujourd'hui, celle-ci regroupe une douzaine de producteurs travaillant en étroite collaboration avec le Lycée d'Enseignement Professionnel Agricole (LEPA) [voir ci-contre], lui-même membre du groupement.
L'année suivante, ils réalisent un premier investissement à travers l'achat de quelque 50000 bulbes au Pakistan (Région du Cachemire) ; La culture est relancée.
Avec ce produit de luxe, l'association veut non seulement retrouver une valeur du patrimoine régional, mais aussi développer un projet alliant recherche agronomique, tourisme vert, mécanisation de la récolte et débouchés de vente.
[voir ci-dessous]
Retour vers le haut de la page

Avenir du safran du Gâtinais
Face à une production importée de moyenne qualité, le projet des safraniers du Gâtinais consiste, en particulier, à offrir un produit haut de gamme vendu dans des établissements spécifiques et sur le marché de la restauration gastronomique.
Réinventer les modes culturaux
Disons d'abord qu'il ne s'agit pas de reproduire les modes culturaux du passé, mais d'apporter à cette production traditionnelle les améliorations techniques fournies par la recherche scientifique. Il faut commencer, en priorité, à introduire une certaine mécanisation car le coût de la main d'œuvre est un des principaux facteurs de la disparition du safran ; c'est ainsi qu'un chercheur de l'INRA a travaillé à l'élaboration d'un robot prototype destiné à la cueillette des fleurs. Le résultat est mitigé car la machine, si elle "reconnaît" les fleurs écloses, coupe également les feuilles, ce qui nuit à une croissance optimale de la plante. Un autre aspect de la mécanisation consiste à opérer une modification du matériel agricole pour planter les bulbes automatiquement. En outre, des expériences sont engagées afin d'évaluer les avantages respectifs de la culture annuelle, biennale ou triennale. De même pour ce qui concerne le traitement des bulbes avant plantation, à l'aide d'hormones végétales notamment.
La promotion vente
Toutefois, les producteurs sont conscients que l'optimisation et la modernisation de la culture du safran seraient vaines sans débouchés économiques assurés. Il s'agit donc de ne pas trop investir en augmentant inconsidérément la production mais d'obtenir un produit haut de gamme répondant au label " Safran du Gâtinais ", marque déposée après une étude de marché et appuyée par une démarche promotionnelle. Dès 1989, ces efforts ont été récompensés par l'attribution du " ruban vert ", une opération lancée par une société bancaire destinée à encourager les initiatives agricoles innovantes. Il n'en demeure pas moins que les difficultés d'écoulement de la production apparaissent aujourd'hui comme le frein principal de son développement. La diversification des modes de commercialisation est l'axe adopté pour relever ce défi. Tout en conservant la vente directe, un partenariat avec quelques grossistes ou détaillants spécialisés devrait permettre de diffuser plus largement le produit, mal connu hors de sa zone d'origine. De même un développement de la vente par correspondance vise à élargir le cercle des connaisseurs. Cette démarche est également indispensable pour décharger du souci de la commercialisation certains producteurs qui n'ont ni le goût ni le temps pour cette activité.
C'est cette orientation que le LEPA de Beaune-la-Rolande soutient en rejoignant les préoccupations de la chambre d'Agriculture du Loiret, soucieuse de favoriser l'installation de jeunes agriculteurs. Il ne s'agit encore que d'une ambition aux objectifs limités mais, dans la mesure où elle s'inscrit dans une démarche de développement local, on peut dire qu'elle est porteuse d'un véritable intérêt économique car elle permettrait d'aboutir à la renaissance durable d'une culture qui fit la fortune de cette région pendant plusieurs siècles.
Retour vers le haut de la page

Histoire du safran
Association des Safraniers
LEPA de Beaune-la-Rolande
Avenir du safran
Boynes : capitale du safran